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Inauguration de la rue Gérard Morisset : un hommage à une figure de la vie locale

Samedi 10 octobre à Treigny, de nombreux élus et anciens élus, membres de la famille, proches et habitants se sont réunis, en présence de sa fille Catherine, pour inaugurer la rue Gérard Morisset, lors d’un moment empreint d’émotion, de convivialité et de mémoire.

Donner le nom d’une rue, c’est bien plus qu’apposer une plaque : c’est honorer un parcours, faire vivre une histoire et inscrire durablement dans le paysage de notre commune le souvenir de ceux qui ont marqué la vie de nos villages.

Les témoignages partagés à cette occasion ont donné une dimension toute particulière à cette cérémonie, en faisant revivre des souvenirs et en rappelant l’importance de préserver la mémoire de ceux qui ont contribué à notre histoire locale.

La municipalité adresse ses sincères remerciements aux nombreux élus et anciens élus qui ont honoré cette inauguration de leur présence et enrichi ce moment par leurs témoignages.

Elle remercie également très chaleureusement Catherine, fille de Gérard Morisset, dont la présence a particulièrement marqué cette cérémonie, ainsi que l’ensemble des personnes venues partager cet instant.

La cérémonie s’est prolongée autour du verre de l’amitié à la salle du Cèdre, dans une atmosphère propice aux échanges et aux souvenirs partagés.

Le discours de Cyril Choux, maire de la commune, à l’occasion de l’inauguration de la rue Gérard Morisset

« Voici un peu plus d’un an, le 21 juillet 2025, Gérard Morisset nous quittait définitivement, après quelques années passées à Auxerre. Même si la distance l’avait éloigné de sa maison du Chaineau, il se tenait au courant de la vie de son village.

Il y était né le 14 octobre 1933, y avait grandi et s’y était instruit dans son école, avant de rejoindre l’école d’agriculture de La Brosse, avant que celle-ci ne devienne un lycée agricole. Un parcours qui l’amena à s’installer au Chaineau, à la ferme, qu’il arrêtera en 1981 pour avoir une deuxième carrière professionnelle chez Problanc à Fontenoy. Ça, vous allez me dire, c’est son CV professionnel.

Mais Gérard, à Treigny, en Puisaye, et même au-delà, c’est avant tout cette figure d’homme politique de terrain, vrai et attachant, comme la terre de Puisaye dans laquelle il était ancré.

Entré au conseil municipal en 1956, il succédera à son oncle, Octave Guyot, en tant que maire en mars 1977, moins de deux mois avant que j’arrive au monde. Et c’était parti pour cinq mandats à la direction de sa commune, à y gérer le quotidien et les projets structurants, avec une gestion de bon père de famille, comme on dirait aujourd’hui. La MARPA, devant laquelle nous sommes, en est un parfait exemple.

Ses différents mandats de Conseiller général du canton de Saint-Sauveur-en-Puisaye (1982-2008) – ancienne appellation des conseillers départementaux du canton de Saint-Sauveur – et Conseiller régional de Bourgogne de 1993 à 1998, il a su les mettre au profit du rayonnement du territoire. Sa Puisaye, son canton et sa commune, quand il en parlait en ces termes, ce n’était pas pour se les approprier, mais bien parce qu’il les considérait comme ses maisons, des maisons qu’il a contribué à faire prospérer.

Toujours à l’écoute et au service des habitants, avec son célèbre « je m’en occupe », ill s’en occupait, même si cela ne se voyait pas tout de suite, la lenteur des rouages administratifs n’aidant pas par moments. Très soucieux des finances, il savait à quelle porte frapper pour récupérer une subvention par-ci, un financement par-là. Pour moi, ayant grandi sous ses mandatures, il reste l’image d’un élu de proximité, accessible, à l’écoute, dynamique et jovial.

C’est pour tout cela qu’il mérite bien une rue à son souvenir, même si ce n’est pas la plus longue de Treigny. Cet hommage préparé par l’ancienne municipalité, qui, faute de temps, n’a pas pu aller jusqu’au bout, nous nous devions, pour Gérard, de l’amener à terme et de tous nous réunir pour cette inauguration.

C’est un grand plaisir de vous voir si nombreux. Votre présence aujourd’hui est une vraie marque de respect envers Gérard et sa famille. Merci d’avoir répondu à cette invitation. Merci pour lui ».


Parce que l’histoire de nos villages se construit aussi à travers les femmes et les hommes qui les ont fait vivre, transmettre leur mémoire est une façon de faire vivre notre patrimoine commun.

Un grand merci aux photographes, dont © Jean Des Robinettes et Pierrine Tribut.